Le financement des infrastructures sportives

Le sport est l’un des principaux secteurs d’activité et vecteur de développement. Les infrastructures sportives comprennent un ensemble d’installations parmi lesquelles on peut citer : un environnement de développement, des instruments d’ingénierie, etc. Selon certaines classifications on y retrouve même les équipages ainsi que des équipements comme des chaussures spécialisées et autres.

Il s’agit de l’un des principaux domaines d’investissement de l’Etat ainsi que des opérateurs privés. Selon un rapport datant publié en 2014, la dépense nationale sportive s’élevait à de 1,73% du produit intérieur brut français. L’Etat étant l’investisseur N°1 avec près de la moitié des dépenses effectuées cette année là, suivi de près par les ménages et les entreprises.

L’engagement de l’Etat dans la vie sportive

Sur l’ensemble des dépenses publiques dédiées aux activités ludiques et sportives au sein de l’Union Européenne, la France arrive 4ème, loin derrière l’Allemagne en seconde position avec 16% de son PIB consacré au sport. Mais dans ce rapport dépenses publiques PIB, il faut relativiser. Comparée à certains Etats comme les Pays-Bas, le Luxembourg ou la Finlande, l’anomalie française s’estompe assez vite. Tous ces Etats y consacrent en effet autant de ressources. Mieux, la Suède et l’Islande affectent au sport bien plus de ressources rapportées au PIB. La France n’en reste pas moins l’un des plus grands pays d’Europe où l’investissement public dans le sport est important.

Toutefois, le niveau de l’investissement public en faveur du sport a connue une érosion prononcée sur la période allant de 2013 à 2016. Le point culminant ayant été atteint en 2013, année à partir de laquelle la tendance baissière s’est enclenchée. Selon les comptes nationaux affectés aux dépenses sportives, on a ainsi observé une baisse d’environ 3,7% entre 2013 et 2014, et de 7,5 % entre 2013 et 2016 selon l’agrégat comptable « services récréatifs et sportifs ».

Les collectivités territoriales en tête de peloton

En s’intéressant d’un peu plus près à la composition de ces investissements, on constate assez vite que les dépenses de l’Etat sont destinées aux ⅔ au milieu scolaire, et financé par le ministère de l’Education nationale. Ainsi en 2018, le ministère des sports n’avait que la charge de 13% des dépenses sportives de l’Etat.

Au sein même de l’administration publique, les collectivités locales sont les acteurs les plus importants. Le secteur communal est en effet, loin devant l’Etat avec à sa charge 90 à 95 % des dépenses sportives de la commune. Il a donc été constaté en 2018 que les communes ainsi que leurs EPCI possèdent environ, 78 % des équipements sportifs installés sur le territoire français, une évaluation estimant le nombre d’équipement à 211 000.

Autrement dit, les communes représentent le principal pilier du développement sportif en France. Elles assurent notamment les dépenses d’investissement et de fonctionnement des différentes infrastructures sans lesquelles il ne saurait y avoir de vie sportive.